jeudi 9 octobre 2008

Edward Sheriff Curtis










Etienne Jules Marey










Eadweard J.Muybridge




 Eadweard J. Muybridge (1830-1904) est un photographe américain, célèbre pour ses photographies d'animaux en mouvement. D'origine britannique, Muybridge s'exile en Amérique où il devient photographe paysagiste pour le Coast and Geodetic Survey. Puis il rapporte des reportages remarquables de la guerre des Modocs, de l'Alaska,... qui lui valurent sa célébrité. Ce n'est qu'en 1878 qu'il commence à s'intéresser à la décomposition du mouvement. Il y avait alors, à cet époque, polémique sur la course du cheval. Le physiologiste français Marey affirmait qu'un cheval au galop avait, pendant un moment, les quatre pattes décollées du sol. D'autres affirmaient le contraire. Un riche propriétaire de chevaux a alors organisé un concours pour mettre fin au débat. Muybridge relève le défi et à l'aide de 24 appareils photographiques disposés le long de l'hippodrome et déclenchés par le passage du cheval, il confirme la théorie de Marey. À la suite de cette première et spectaculaire décomposition du mouvement, il entreprit une exploitation systématique de ce procédé. En 1881, il mit au point le zoopraxiscope, projecteur lui permettant de recomposer le mouvement à travers la vision rapide et successive de ces phases décomposées.

 





Suite à ses expériences, il publie plusieurs ouvrages, dont les plus importants sont Animal in motion (1878) et Animal  Locomotion (1887) qui comprend 11 volumes de 100.000 plaques photographiques. Ses travaux le placent en quelque sorte comme l'un des précurseurs du cinéma.

 

 


 

Eugène Adolphe Disdéri


                                                            disderi01.jpg

Le 27 novembre 1854, Disdéri, photographe installé au 8, Boulevard des Italiens à Paris, dépose une demande de brevet d'invention intitulé : " Pour des perfectionnements en photographie, notamment appliqué aux cartes de visite, portraits, monuments, etc."

Le phénomène qui va bouleverser le petit monde de la photographie du Second Empire est contenu dans ce brevet : " Je prends une plaque de verre pouvant contenir dix épreuves, et je fais mon cliché, soit d'un coup, soit épreuve par épreuve, ensuite je me sers de ce cliché pour obtenir dix épreuves à la fois. De sorte que tout le temps et les frais nécessités pour obtenir une épreuve du cliché, se trouvent divisés par dix, ce qui réduit à très peu le pris de chacune des épreuves. "

Simple, me direz-vous, encore fallait-il y penser ! Cette carte de visite photographique va faire de Disdéri, l'un des photographes les plus riches du monde. Plusieurs milliers d'épreuves sortiront chaque jour de ses ateliers.  Ce format sera adopté par la majorité des professionnels du monde entier.

Disdéri, enrichi par ce succès, mène à Paris un train de vie princier. Personnage exubérant, 
il défraiera la chronique de ses nombreuses extravagances.

Il ouvrira un studio de grand luxe à Londres. Son opportunisme et son imprévoyance auront raison de sa fortune ; il finira ses jours dans l'indigence, après avoir exercé quelques années à Nice.


ces photographies collées sur un carton au format de 63 x 95 mm, dont l'appellation exacte deviendra - carte de visite - , seront un modèle de référence, et resteront pendant un demi-siècle, le format photographique le plus diffusé dans le monde.

Selon l'expression de M. Rouillé, la photographie deviendra "medium à vocation de masse".